16 mai 2008
A vous !
Toi lecteur attentif, toi lecteur qui passe ici par hasard, toi lecteur habitué, toi lecteur fidèle, toi lecteur adoré.
Aujourd’hui, je vais faire un truc que je rêve de faire depuis longtemps… Vous faire travailler… (Bein oui ! de temps en temps)… Je serais ravie si vous jouiez le jeu …
Je voudrais que vous répondiez à question suivante :
Delanoë ou Royal ?
Non c’t’ une blague…
Juste deux chiffres ( promis, je ne demande pas l’âge, non y a un âge ou on ose plus de peur que l’on nous retourne la question)…
Je voudrais une réponse sincère, honnête… juste pour voir, pour savoir, pour comprendre…
Combien de fruits et combien de légumes avez vous mangé hier ?
Le saucisson n'est pas un légume... les chips non plus !!!
15 mai 2008
Je soutiens ....
Coup de téléphone de ma fille
« Je suis en détention ! ».
Oh my god, mon sang ne fait qu’un tour ma petite puce d’amour dans les prisons sordides londonienne.
« Ne parles pas ma puce, n’avoues rien, j’appelle l’ambassade, je cherche un avocat ! »
Pas besoin, elle me rassure, la détention c’est la retenue, elle est en colle quoi.
- Ma pov chérie, en plus je suis sure, tu n’as rien fait je suppose ?
- Non rien ( bien sûr !).
- C’est les autres ?
- Oui ( naturellement, c’est ma fille !).
- C’est p’têt même la faute A sarko ? ( j’insiste sur le A)
- P’têt’ même ( bah bien sûr tout est de sa faute, il l’a dit !).
Bon la classe a mit une demi-heure à se taire lorsque la maîtresse est arrivée en cours, du coup elle récupère, normal !
Ca me rappelle moi.
Autrement moins bonne élève, moins consciencieuse, moins studieuse, et plus je m’en foutiste.
Combien d’heures de colles ai je faites ?
Je ne pourrai jamais comptabiliser.
C’était la réponse du prof impuissant face à l’élève indomptable.
Cruelle, je l’ai été.
En seconde une prof d’allemand dépressive et en instance de divorce était devenue notre tête de turc. Elle s’était présentée à nous fragile, on a pas aimé. On ne présente pas sa fragilité à des adolescents en mal être.
Avant d’entrer on pariait sur le temps qu’on prendrait à la faire craquer. 7 minutes ? Oki ! On avait 7 minutes, si elle craquait à 6, on avait perdu. On ne doutait pas instant qu’elle fondrait bien en larme, le tout était de chronométrer minutieusement ce qui allait provoquer ces larmes. C’était vache, sadique même, hein ? Si y a des profs qui me lisent, ils vont paniquer !
Ce ne sont pas mes meilleures années loin de là, je ne garde d’ailleurs aucuns copains du temps ou nous nous croyions invincibles en bande…
Des années plus tard, en repos chez ma mère suite à la naissance de mon second, je découvris avec joie le faire part de mariage de l’un d’entre eux, aimanté sur le frigo. Ca m’a fait drôle, retrouver quelqu’un comme ça, savoir ce qu’il devient, qu’il est devenu un homme, bientôt marié...
Le soir maman avait un bridge ou elle rencontrait les copains de ce mariage, elle leur demanderait pour moi ce qu’il devenait. En rentrant, elle a eu du mal à m’annoncer qu’il était décédé l’avant veille dans un accident de voiture.
J’étais toute triste, même si je ne l’avais jamais revu depuis ces années. Ca m’a travaillé longtemps. Et puis par rapport à mon fils, je le regardais autrement, pour combien de temps allais-je l’élever mon petit bout ??
Les profs qui m’ont le plus marqués, furent sans conteste ceux qui n’étaient pas dénués d’autorité. Ceux que l’on respectait et qui nous le rendaient à la baguette.
Ce prof d’Allemand au collège, à l’allure autoritaire, il faisait peur aux élèves rien qu’en longeant les couloirs. Il savait être drôle, qu’est ce qu’on a rit avec lui.. Mais on a bossé, on en a bouffé de l’Allemand jusqu’à dégueuler…
Je l’ai eu 3 années, trois années de bonheurs où je me suis découverte une passion pour l’Allemand ( et bien sûr pour les Allemands).
A l’époque nous devions portés la blouse blanche, on la taguait pour la rendre grise, par provocation… Le prof d’Allemand nous les faisait porter à l’envers, il avait des solutions à tous les problèmes…
Je me souviens aussi de la prof d’histoire de première tellement passionnée qu’elle n’a jamais dépassé la moitié du programme, nous prions pour ne pas l’avoir en terminale. Mais qu’est ce qu’on en a appris des histoires dans tous les sens du terme cette année là, j’ai enfin compris l’intérêt de l’Histoire, cette soif de comprendre en imbriquant passé et présent ne m’a jamais quittée.
Le prof de Français, écrivain hors des cours, qui nous laissait débattre des heures sur un texte. J’ai lu Racine, Rousseau, Lamartine, Colette, Mauriac des tonnes de fois sans me lasser, redécouvrant chaque fois une lecture différente. Aujourd’hui encore. Coup de foudre pour Beckett grâce à lui.
Puis tous ceux que l’on a traumatisé.
L’eau dans les chaussures, c’était moi !
La colle sur le chaise aussi.
Mes retards réputés avec des excuses aussi improbables que la fusée n’a pas décollée.
Mes heures de physiques et de bio passée devant « Grease », ou au café d’en face.
Ma grand-mère ( mais laquelle) décédée une bonne vingtaine de fois…
Mes règles à chaque cours de sport…
Celui qui nous sermonnait avec sa théorie de l’élastique, « on tire, on tire, on tire tellement que paf, à la fin, il se casse ! » Démonstration à l’appui l’élastique cédait, et le prof ne pouvait alors réprimer une grimace de douleurs lorsqu’il s’éclatait sur ses doigts boudinés !
Les cours où nous arrivions bourrés !
Ceux pendant lesquels nous lisions sous la table.
Ceux où nous jouions au solitaire.
Tous ceux là nous ennuyaient profondément. Leurs théories ne nous apprenaient rien.
Tous ces profs que nous oublions, qui passent inaperçus, ils traversent nos vies sans laisser de traces, et réciproquement certainement.
Les petits malins, ceux qui nous mettaient au défi, qui nous testaient.
Ce prof de physiques en première qui annonça dès le premier jour que la meilleure note qu’il mettrait serait 16, et que donc nous n’aurions jamais 16. J’ai eu 16 de moyenne à l’année. Un record, jamais j’avais tant bossé cette matière.
Les petits jeunes qui allaient révolutionner le nerfs de la guerre : peine perdue.
Les manifs, les sitting au rythme de « Savary si tu savais ta réforme, ta réforme.. Monory, ou on s’la met !»« Devaquet t’es foutu les lycéens sont dans la rue ! »…
J’ai décroché mon bac.. Un miracle !
Puis comble de l’ironie, après mes études, j’ai moi même enseigné… Je n’étais pas prof. Je donnais des cours d’arts aux collégiens. Des SEGPAS, pour ceux qui connaissent, pas les plus faciles. Presque tous issus des gens du voyage. J’ai aimé ces gosses, j’ai craqué pour les gros durs du fond de la classe, ce sont eux qui m’amusaient le plus…
Lors de ma seconde rentrée, mon plus beau cadeau est venu de deux élèves différents :
- Eh Risette, ( j’avais quasi leur âge alors je voulais pas qu’il m’appelle madame), pendant les vacances j’ai emmené mes parents au musée d’art contemporain que vous nous aviez fait visiter !
Alléluia ! Bonheur ! L’un des parents avait trouvé ça bizarre, le second intéressant et promis d’y revenir avec sa fille..
C’est dur d’être prof, c’est pas donné à tout le monde…
J’ai une chance d’enfer avec mes mômes, ils ne sont tombés que sur les meilleurs profs du monde, qui chaque fois prends la première place du précédent… Je touche du bois…
Le bon prof, c’est celui qui n’est jamais notre copain, (on en a pas besoin des copains à cet age là, on a tout ce qu’il nous faut), mais il n’est jamais notre ennemi non plus, deux frontières, deux limites à ne jamais dépasser… Il doit s’imposer et quoi qu’il fasse doit tenir bon, avoir raison, respecter et se faire respecter…
C’est là que sarko a échoué…
« Darkos t’es foutu les Instites sont dans la rue ! ».
Je suis avec vous !
13 mai 2008
philosophie...
Une question me taraude, et je pense qu’elle mérite une étude scientifique poussée, foi de femme vivant avec 3 Hommes, une question essentielle dans notre vie …
Pourquoi l’homme pisse t-il systématiquement à côté des toilettes ?
Certains argueront que c’est une question de taille, l’homme est trop grand par rapport au toilette trop bas..
Je vous arrête j’ai en ma possession trois hommes de tailles fort différentes, et cela ne change rien au problème.
Le dernier qui a une taille d’enfant de trois ans ( oui je sais il en a 6, mais je l’habille en trois.. Oui je sais il serait grand temps que j’aille lancer la machine radio du poignet/ hormones de croissance/ talonnette à la sarko, et ma mère qui est de la partie va me faire un laïus, sur le système médicale si bon en France, et la radio qui se fait avant les 5 ans de l’enfant, et ça tombe bien, il en a 6, trop tard… Tant pis ici, ils s’en foutent, ils ne le mesurent même pas, d’ailleurs, on ne peut pas mesurer les enfants par téléphone et comme c’est ainsi que ce passe la plupart de mes consultations, comment pourraient ils savoir qu’il est petit ? Pis ma mère n’a pas l’adresse de mon blog !), donc mon petit-grand, je suis preneuse pour grand-petit aussi si ça chiffonne quelques unes de vos hormones masculines, n’est pas meilleur à ce titre que son frère ni que celui qui l’a conçu…
Certains vont alors pousser jusqu’à me dire qu’ils n’ont pas encore eu le temps d’intégrer la taille effective de leur machine à faire pipi, et que n’ayant pas le compas dans l’œil, ils tendent le tuyau toujours trop loin…
Oui, celle là pourrait passer pour mon second de neuf ans, en pleine croissance, mais hélas, elle ne passe plus pour tous nos invités masculins qui se bousculent en visite chez nous ( dont je suis maintenant avec ce post débarrassée à vie !!!) et qui ont la trentaine bien périmée, un age suffisamment avancé en tous les cas, pour que leurs petits tuyaux soient déjà formés depuis au moins une bonne vingtaine d’année ( non ça c’est précoce, et chez les males la précocité n’est guère une spécialité) nous dirons donc depuis qu’ils ont soufflé leur 30 bougies…
Un manque de concentration ? « Je pensais à autre chose ! ». Oui, bon je comprends tout à fait que la pensée ne soit pas tournée sur l’action de pisser dans les toilettes, de là à ne pas s’apercevoir qu’on pisse sur le mur ou sur le radiateur, voir sur ces pieds, faut pas pousser ( mémé dans les orties quand elle n’a pas de culotte..).
Alors ? Quoi ?
Autre chose me taraude plus encore, c’est que comme par hasard, nous les femmes qui sommes propres, faut dire qu’on s’assieds tranquillement, quand on ne sait pas viser c’est simple, on joue pas aux supers héros, on s’assieds sur la planche… Simplisime non ? Plutôt que de jouer le macho qui tire plus vite que son ombre, un peu trop d’ailleurs, et qui rate sa cible !
Pourtant c’est toujours nous qui nettoyons ces satanés chiottes. Etudes officielles à l’appui.
Pour éviter un divorce, je propose calmement un toilette réservé aux femmes, et une pissotières qui schlinguent pour les hommes. Seulement, dès que j’ai le dos tourné, hop, ils foncent dans mes toilettes, comme la plupart des hommes dans les restos d’ailleurs, c’est tellement meilleur de salir un truc propre…
Le petit se retient à s’en éclater le ventre, ça pue trop ces toilettes, on se croirait à l’école !
J’ai donc pris les 3 taureaux par les 6 cornes.
Et j’ai expliqué en 6 leçons :
- Je mets les beaux gants malpa jaune sur les mains ( oui, on ne sait jamais , ils auraient été capable de penser qu’il s’agissait de la nouvelle cuve !) ( pas ceux qui servent à la vaisselle, non, je leur ai bien expliqué y a ceux des toilettes, et ceux de l’évier… Mieux vaut en faire trop que pas assez).
- Je prends une petite lingette anti environnement toute mimine, que maman refuse d’utiliser elle même, mais pour mes amours masculins je ferais un effort… (Puis l’éponge est un concept qu’il n’ont pas intégré pour la vaisselle alors pour les toilettes, chez eux Eponge = Bob !!!)
- Je nettoie la planche, et le dessous de la planche et la cuvette…
- Je jette dans les toilettes la lingette.
- Je tire la chasse. ( autre concept non intégré chez mes mecs, surtout les plus petits).
- J’enlève les gants que je range ( j’oublie l’option : vous pouvez les rincer sous l’eau du robinet, c’est trop compliqué !).
Trop facile ….
Bein, pourtant, je vous promets, ça ne marche pas !!! Je m'y suis cassée le nez...
Je ne sais plus quoi faire !!!!
12 mai 2008
Bank Holliday...
Parce qu'ici on ne chôme pas, on ne chôme jamais en UK, non mais qu'est ce que vous croyez ??
Sarko n'a pas prit le pouvoir ici pour nous rabâcher : Travailler plus pour gagner plus!
Alors on bosse, forcément !!
Et oui, nous nous pourrons aller à Auchan ouvert en ce lundi de pentecôte, à carrefour même pas fermé !
Mais surtout à La Fnac et à décathlon ouvert en ce jour férié. Et même au furet du Nord si on est ch'tis...
Bon, évidemment nous n'avons aucun de ces magasin ici, je voulais juste faire mon concours, qui des 5 magasins va m'attirer le plus de visiteurs??
Réponse ce soir !!! Promis je vous tiendrais au courant...
Notre vie actuelle se déroule au fil du soleil et de la chaleur ( 26° à Londres !)... Nous vivons dans notre jardin du matin au petit déj' jusqu'au coucher... Oui, bien sûr ça vous semble anecdotique, mais cela ne nous était pas arrivé depuis 2 ans, jamais en Écosse nous avions eu si chaud, jamais cela ne durait une journée entière, et vers 17 heures, il faisait caillant, même l'été... Alors forcément, ça valait le coup d'être dit !!!
On devrait faire le f^te des grand-mère et des grands père le lundi de pentecôte, non ???
08 mai 2008
Mach de foot France v Ecosse 7 Octobre 2006
J’ai vu un match de foot dans ma vie… Et c’était beau !
J’essaie de vous raconter notre match, dont tout le monde connaît le résultat !
Nous avions décidé de prendre le train avec plusieurs amis Français. Départ d'Edinburgh, tous habillés pour la plupart en bleu ( pas moi, j’ai pas le T.shirt !! Quelle nulle cette femme !!), nous sommes montés dans le train assez confiants, certains de la supériorité de l’équipe de France… Les écossais étaient nombreux, en kilt, et en T.shirt de foot bleu marine … Tout ce petit monde était joyeux, ambiance bon enfant…
Lorsque nous sommes arrivés à Glasgow, il y avait une foule dingue, dans la gare les écossais chantaient fort, les Français se saluaient, conscients de leur petits nombres … Parfois on se sent en minorité… On repartira avec nos airs supérieurs de vainqueurs ! On le sait à ce moment précis, on en est sûr !! Match facile pour les bleus ! Petite équipe cette écosse, dont un journal français a osé titrer qu’aucun joueur de cette équipe ne pourraient être sélectionnés dans une grande équipe !
Dans la rue même ambiance déchaînée !! La ville était en fête…
Nous sommes allés dans un pub partager une bière avec nos écossais, qui nous ont accueillis chaleureusement ! En buvant leur bière, ils nous parlaient, commentaient le match qui allait suivre.
Tout à coup dans le pub, la radio a passé leur « I will survive » à eux, c’est à dire : « I’m gonna be » (500 miles). The proclamers (http://www.youtube.com/watch?v=qQfqSWe8eVE)! Très entraînant, les Ecossais se sont tous mis à chanter et à sauter c’était très gai, très rock’n roll. Leur chanson fétiche est chouette, rapidement nous nous sommes mêlés à leur sauts en chantant lalala parce qu’on ne connaissait pas les paroles !
Nous sommes repartis en train, non sans s’être souhaité bonne chance !
Arrivés dans le second train, c’était de la folie, il y avait un monde fou, ça hurlaient, chantaient, des gosses, des vieux, des jeunes, femmes et hommes… Les écossais nous chambraient, mais sympathiquement !!
Nous étions serrés dans ce train rempli de supporters écossais, quelques français perdus dans la masse.
La foule est descendue dans une petite gare. On était tous serré, aglutiné.
Un écossais en nous voyant à hurlé en chantant :
« We hate england more than you ! » reprit en cœur par la foule inlassablement !! Tous hurlaient ça en chantant ! On était pas très fier pour être franche.
Nous étions prit dans la masse, un instant je me serais cru en Inde… Un marée humaine !
Sur la route du stade nous avions déployé nos drapeau français ( j’avais ça, c’est un copain qui me l’avait filé… Mais j’avais aussi l’écossais, car je suis un peu pour les deux …). Les écossais nous saluaient, nous serraient la main, c’était très conviviale ! On riait en pensant à notre victoire, et au retour moins pompeux pour les Scottishs !
Autour du stade, les écossais voulaient des photos, de vrais gosses, ils étaient déguisés, en kilt, perruque, peints de la tête au pied…
Dans le stade, nous étions séparés, une tribune française environ 2000 personnes m’a t-on indiqué… Et les autres … Combien ??? Des milliers !!
Le stade s’est rempli et l’ambiance est montée !
Les joueurs sont entrés, le capitaine Français donnait la main à un ami de ma fille, très fier, il avait fait la une des journaux et des radios ici… Grande émotion…
Le match, pas la peine de vous le raconter, mais à l’instant ou les écossais ont mit leur but, l’ambiance est montée de 5 niveaux… Ils étaient déchaînés..
Nous, nous étions dépités !!! Ils hurlaient, chantaient, sifflaient dès que les français prenaient le ballon !!! C’était fou ! Une ambiance complètement hallucinante !
Je dois préciser quand même qu’ils n’aiment pas du tout Thierry Henry qui se fait siffler tout le temps …. Y a t-il une raison particulière, beaucoup de français me disent que c’est parce que c’est LE bon joueur de l’équipe ?? Est ce parce qu’il joue en Angleterre ? Je ne sais pas.
Lorsque le coup de sifflet final à retentit, ça été un cri immense général, puis ils se sont mit à hurler et à re-chanter leur chanson fétiche !! Ils sautaient, claquaient dans les mains, dansaient. Grandiose ! C’était très gai, le stade ne s’est pas vidé, les écossais restaient là et chantaient, chantaient, exprimaient leur joie.
Nous étions contents pour eux, et nous chantions aussi. Ils avaient fermé notre tribune, nous demandant de ne pas sortir avant que le stade soit vide pour notre sécurité…
Lorsque les écossais se sont enfin décidé à partir après des tonnes d’applaudissements, et des chansons à n’en plus finir, ils se sont dirigés vers les sorties et en passant devant notre tribune, ils nous ont applaudi, mais sincèrement, chaleureusement, certains se sont arrêter devant notre tribune et ont entonné la marseillaise, d’autres ont échangé leur T.shirt écossais contre français, puis ils nous ont refilé leur drapeau, c’était incroyable cette solidarité, c’était un hommage qu’ils nous rendaient, un : « nous sommes amis, on vous aime bien ! »… On leur rendait leurs applaudissements bien sûr !! Nous étions heureux dans cette ambiance si chaleureuse et si respectueuse !!!
Tant pis si nous avions perdu, leurs qualités humaines valaient bien une victoire ! Admiration !!!
Lorsque le stade fut enfin vide, un micro nous a annonçé que nous allions pouvoir enfin sortir, remerciant les supporters français d’avoir eu un comportement exemplaire (sic)… Toujours cette infantilisme écossais, une spécialité aussi…
Nous sommes sortis, dehors des écossais nous attendaient pour nous serrer la main, nous encourager, nous dire que la prochaine fois on gagnerait, et qu’on se retrouverait pour l’euro 2008. Chaleureux , sympathiques… Respect !
Ils avaient organisé une immense queue pour prendre la train … Personne ne double dans les queue ici.. Les écossais étaient calmes, les français chantaient et hurlaient ( et nous cassaient sérieusement les oreilles… !!).
Dans le train les écossais nous ont chambrés, ont hués Thierry henry une fois encore, puis ont chanté quelques phrases de la marseillaise, que nous avons fini en cœur !
- Le jour de gloire est arrivé !!
Après on s’est mis au rugby…
Et vous foot ou rugby ?
07 mai 2008
Alouette !
J’ai enfin obtenu ce p.. de rendez-vous pour mon fils avec un orl ! Miracle du système de santé britannique.. Je l’attendais depuis fin janvier… Il est arrivé ce matin par la poste, j’ai rendez-vous mi mai ! Pour une urgence, c’est une urgence, on peut considérer que je ne m’en sors pas trop mal !
C’est une victoire !
Nous allons boire à cette nouvelle !
J’hésite à mettre au frais le champagne ou le rosé..
Oui, une victoire c’est plutôt par le champagne qu’on la sabre, mais l’inconvénient du champagne, c’est qu’on doit finir la bouteille… Alors que le rosé… On peut le garder au frais…
Et puis j’ai trouvé un petit rosé chez mon liddl préféré… (mais bon je ne devrais pas faire tant de pub, tous les londoniens vont se précipiter !). Lorsque j’ai vu le petit rosé d’Anjou… Ah l’Anjou ! Le climat angevin, les châteaux, les bords de Loire… J’ai acheté une bouteille pour goûter, je fais toujours comme ça quand je trouve un vin ou du champ’ à prix compétitif, j’essaie et si c’est bon, j’investis ! L’avantage c’est que les anglais ne connaissent pas trop les vins d’Anjou...
Anjou, vous avez dit Anjou ?
Oui vous connaissez Angers ?
C’est dans le nord de la France ça, non ?
Nord toi même ! Tu t’es vu quand t’as bu… Prends ton rosé couleur grenadine chilienne !
Je me tais sur les châteaux de la Loire, sinon, ils vont tous me piquer mon Anjou pour faire comme les châtelains !
Le désavantage, c’est qu’on en trouve rarement du coup, puisqu’il ne se vend pas… C’est pourquoi ils foutent leur stock bradés chez liddl !
Il n’est pas cher, et ils ne se jettent pas tous dessus, préférant nettement un vin sucré du nouveau monde…
£ 3 la bouteille, après avoir goûté, je suis repartie m’en prendre une caisse ! £ 3, c’est comme chez vous 3€ pour ceux qui n’auraient pas le sens de la conversion.. En réalité, je pense qu’on peut affirmer que 1€=1£. Si on considère que lorsque je vais chez le coiffeur en UK ça me coûte £100 et en France 100€… Sauf que bien sûr si on remet tout en francs ça donne du 1000ff en UK pour du 650ff en France… bref, le coiffeur c’est cher ! T’avais qu’à pas faire des mèches !
Pis en ce moment par cette chaleur, le rosé d’Anjou frais ça se boit bien !
Ca honore « les chevaliers des sacs à vin » ! (Spécial angevine, ce sont des chevaliers qui ont pour but de promouvoir le vin d’Anjou justement !)
On a durant ce mois de mai, beaucoup de visites, je vais donc aller m’en reprendre quelques caisses, une par une, parce que je n’ai toujours pas de voiture, ni de climatisation, je suis contre à cause de la pollution (contre la clim’ : ça pollue à mort, à bon entendeur, roulons fenêtres ouvertes, comment je faisais moi à Annecy avec mes trois monstres ! Pourtant j’avais la clim dans ma magnifique voiture familiale… Puis ça donne des mots de gorges terribles, après on parle comme Barry ! Même les mômes !).
Et nous nous noierons dans l’Anjou frais ! Sous le soleil londonien !
Donc rendez-vous d’Orl, et c’est re-parti… J’ai l’impression où que je vive de finalement faire toujours la même chose… Et l’orthodontiste. Et l’ORL. Et la guitare. Et la danse. Et le théâtre. Et l’orthophoniste. Et le foot. Et le basket. Et la trompette. Alouette ! On fait un tour et on recommence ! Alouette !! Gentille alouette, je te plumerai….
06 mai 2008
Petits mots...
Nous parlons avec ma fille (11 ans 1/2), qui est donc entrée au collège depuis 3 mois.
Ici le collège va de la 6ème à la terminale.
- Et dans les couloirs vous côtoyez les grands de 18 ans ?
- Oui !
- Ils vous embêtent ? Ils vous parlent ? Ils fument ?
- Non, ils fuguent, ils font l'école forestière !
Je couche mon dernier, il est censé dormir.
En montant coucher le second, je l'entends. Je vais donc le re-coucher.
Dans son lit il y a une montagne de jouets : playmobils, Xmens, voitures, légo, livres.
- On avait dit que tu dormais !
J'ai vu, tu sais, que tu as pris des jouets, je ne suis pas contente !
- Hein ? Comment t'as vu ?
- T’as vu parce que tu me regardais comment ?
- Par la glace, par la porte, par la fenêtre ?
- Comment t'as vu dis moi maman ?
- Please, dis moi comment t’as vu !
05 mai 2008
C'est bank holiday !
Hier, j’ai profité d’un des avantage non négligeable de notre belle capitale. Lorsque je dis belle capitale, je parle de celle dans laquelle je vis, bien qu’en tant que Française, ma capitale à moi reste la belle Parisienne…
Donc un des élément qui place Londres, largement au dessus du reste du monde ( vous remarquerez ici que je suis d’une modestie incroyable), c’est son domaine culturelle !
Oui, je lis déjà vos pensées critiques et j’entends vos reproches tomber : Qu’est ce qu’elle croit Risette que Paris a quelque chose à envier à Londres d’un point de vue culturelle !?
Oui ! J’assume et je le crie haut et fort : oui….
Paris ( Parisiens sensibles s’abstenir) fait payer la culture, à Londres elle est gratuite…
Alors Français ? Oui, forcément, ça calme ! Bon, je calme aussi mes ardeurs, tout n’est pas gratuit à Londres… Les expos sont payantes, bien que leur prix restent très abordables, avec des tarifs enfants plus que raisonnables, souvent gratuits… Et surtout : l’entrée des musées est totalement gratuite…
Lorsque comme moi, on est pas concerné par la garde alternée, et qu’on a 3 enfants à 100% du temps, même celui dit « libre » -oui, là je l’accorde à tous les célibataires qui passent par là, un temps libre avec trois enfants n’a rien d’une liberté dans un concept purement intellectuel- l’entrée gratuite dans les musées est une bénédiction.
« Aujourd’hui, les enfants, c’est temps libre : c’est musée ! », sur un air d’ « aujourd’hui c’est lundi : c’est ravioli ! » ( la vie est un long fleuve tranquille)… Trois enfants ( qui n’ont rien de le Quesnois hélas, mais comment fait-elle madame le Quesnois pour avoir des enfants nickels, bien élevés, calmes et polis ??) crient en cœur : « Chouette ! », oui, et en plus, c’est là le miracle : ils le pensent…
Sûrement parce qu’ils sont gratos, les musées sont remplis de bambins ( je fais référence à la note de Louise (http://mesamoursmesenmerdes.hautetfort.com/archive/2008/05/02/la-halte.html): si tu cherches les mômes à Londres mieux vaut aller au musée, pas dans les squares).
De plus, ce qu’il y a de très différent par rapport à notre « Culture » française, et ce, parce qu’elle est gratuite, elle devient accessible à tous sur un pied d’égalité, et surtout elle perd son statut de sacro sainte supériorité intellectuelle et sociale !
Loin de l’austérité des musées français, dans les musées anglais, les enfants crient, courent, observent, touchent, s’extasient, s’en foutent, s’enchantent, font du bruits… Et personne ne les rappelle à l’ordre !
Pas de : « chut, ne fait pas de bruit tout le monde va t’entendre ! ». Non, les londoniens ont le droit de se divertir dans les musées, et aux nombres de personnes présentes et joyeuses : ils s’amusent… On va au musée se distraire, on ne va pas à la messe !
Autre avantage de rentrer gratos, c’est que dès que l’un d’entre nous montre un signe de lassitude, on se fait la malle… C’est vraiment pas grave si on a pas tout vu, on reviendra faire les autres salles un autre jour…
En France lorsque je payais parfois jusqu’à 15 euros l’entrée de notre musée, je vous jure que faisais en sorte que mon billet soit rentable et mon argent bien dépensé… Les gamins tenus au silence, n’en pouvaient plus, « y a encore beaucoup de pièce dans ce musée, maman ? » chuchotaient ils suppliants, implorants. « Oui, et quand on a fini, on recommence y a des trucs que j’ai pas bien vu », répondais-je sadique, les 15€ encore en travers de la gorge.
A Londres, c’est moi qui supplient les enfants de sortir, hier 4 heures de musée m’ont littéralement coupé les jambes, bien qu’eux en demandaient encore et toujours plus…
A Edinburgh, dès qu’il se mettait à pleuvoir, plutôt que de sortir notre parapluie –rarement utile sauf à se retourner et à rendre l’âme, à cause du vent qui accompagne toujours l’ondée- on se précipitait dans le premier musée, on s’y amusait jusqu’à ce que le pluie n’aille mouiller d’autres contrées.
Dans le musée londonien on trouve donc de tout, y compris des locaux, ce qui n’est pas toujours le cas en France. En plus, les appareils photos sont autorisés, la bouffe aussi, concept culturel cher aux anglais, qui ne se déplacent jamais sans leurs paquets de chips ( et leurs bières en général, mais pas dans le musée quand même !).
Hier, donc la foule était présente.
Poussettes, gamins, morveux, enfants chics à robe liberty et manches ballons (un peu vétuste), la bande des pouffes écossaises à poil, le moine tibétain, le grand-père avec ses petits enfants, la famille, le couple éperdument amoureux, l’anglais obèse, la mannequin so style venue sans doute faire son défilé vue la tenue, les punks, les gothiques de 12 ans, la maman qui allaite, le papa qui donne le biberon, le vieux à cannes….
Dans cette foule, nous avons reconnu tout de suite le Français distingué par sa courtoisie, et sa faculté à toujours déroger à la règle de la queue… Nul n’est bon français s’il ne passe devant tout le monde en faisant air de ne pas s’apercevoir qu’il y avait une file d’attente, on peut pousser l’attitude « jusqu’au boutiste » : mains dans le jean et sifflement désinvolte. Il était présent.
J’ai senti le regard du polonais se poser avec insistance sur mes seins… Merde, mon chemisier était mal boutonné et offrait une vue panoramique de ma poitrine ! Il l’avait tout de suite repéré ! Je l’ai remis en place, t’es venu pour voir les dinosaures, pas mon buste, sale bête !
Le brassage sociale était encore plus marqué qu’au pub !
Le hic, quand même, c’est lorsqu’on voudrait faire le musée au calme, sans gamins qui courent, sans qu’un regard plonge dans votre corsage, j’ai la parade : y aller tôt de préférence les jours d’école.
A tous les touristes londoniens, et à vous particulièrement chers lecteurs adorés qui projetaient un week-end à Londres prochainement, je voudrais toutefois vous faire part d’une information capitale.
Pour que tous ces musées soient gratuits, il va de soit que, nous, locaux, nous payons très cher une cote immobilière dont je n’oserai évoquer le montant par respect pour vos oreilles chastes et innocentes, mais qui dépasse largement tout entendement, et qui n’égale en rien la cote immobilière parisienne… Cet impôt répondant au doux nom de council Tax est monstrueusement phénoménal, et ne tient absolument pas compte ni de votre situation familiale, ni de votre situation financière. La council tax est indépendante, libre, surprenante, envahissante, obligatoire…
La prochaine fois donc, que vous mettrez les pieds dans les musées gratuits londoniens, je compte sur vous pour avoir une pensée émue pour tous les locaux qui raquent pour votre plus grand plaisir !
03 mai 2008
les grands titres...
Ce matin, tous les journaux anglais ne parlent que de CA !! C’est l’événement ! Vous vous en doutiez !
Les deux hommes ne veulent plus s’adresser la parole. La guerre est déclarée !
Les bookmakers sont débordés. Les bleus contre les rouges…
Manchester United va-t-il remporter oui ou non la Ligue des Champions contre Chelsea ?
Avram Grant est-il l’homme qui va sauver Chelsea ???
Le coach de Chelsea et le manager de Manchester refuse de se parler…
C’est le divorce.
Les paris sont ouverts et marchent à plein pot !
Réponse le 21 mai… Oui, c’est dur va falloir patienter.. On ne tient plus… C’est presque pire que la chanson de Carla à Nico…
Ah j’allais oublier les journaux parlent aussi sous un titre évocateur des déboires de Gordon Brown. Brown bloodied as London falls in May Day massacre . Londres est donc tombé dans les mains de la droite, une différence d’à peine 140000 voix. Le nouveau maire, un ancien journaliste blondinet, fantaisiste, sera donc Boris Johnson (dit Boris le bouffon, c’est dire !!!). Enfin, le papa du jeune Boris est très optimiste nous rassure : Il parle latin et grec, ce sera donc facile pour lui de gérer une ville comme Londres… Ouf ! merci papa Boris on a failli avoir peur, nous voici totalement rassurés…
Je suis donc allée dans le centre de Londres voir si ça changeait quelque chose une ville qui passe de gauche à droite… Je vous rassure tout va bien, les anglais sont là, ils consomment, et rien ne paraît…
Mais au delà de Londres, c’est une défaite cuisante pour le parti travailliste dans l’ensemble de l’UK…
Conclusion : Les mea culpa des chefs d’états, ça marche pas !
02 mai 2008
Ah ! Les joies de la garde alternée !
Lorsque mon mari est parti avec la pouffiasse blonde, plantureuse, d’environ douze ans de moins que moi, j’ai cru que mon monde s’écroulait…
Nous avons opté d’un « commun non accord » pour la garde alternée… Je lui ai imposé pour que sa blonde assume les conséquences de piquer un homme marié avec trois enfants !…
Vendredi : Une semaine sur deux, donc, le vendredi soir, je laisse mes enfants chez « leur père », mon ex mari…
J’ai une boule au fond du ventre lorsque je leur fais un dernier bisou, j’ai même une larme qui pique le coin de l’œil lorsque leur trois petites mains me font coucou sur le pas de la porte avec leur sac et leur cartable sur le dos… Je regarde leur reflet s’éloigner dans mon rétroviseur. A dans une semaine mes loupiots d’amour, oui c’est dur…
Mais je n’ai pas le temps de m’y attarder vraiment, parce que dans ma semaine sans enfant, j’ai bien sûr calé tous mes rendez-vous, et comme c’est un vendredi soir, ça commence tout de suite…
Je file me maquiller, changer ma tenue sobre de boulot en optant pour un tenue… Blanche, tiens oui, blanche, (pas d’enfant pour me la salir juste avant de partir), des bas ( que les gamins ne grifferont pas !) sur des hauts, hauts, hauts talons…
Sophie, ma grande copine d’enfance passe me prendre..
- Ca va ?
- Oui, je m’entends répondre enthousiaste, super !…
Mais là je prends conscience de la boulette que je viens de faire, j’avais presque oublié, je me reprends à temps..
- Euh un peu le cafard, tu sais.. Je viens de déposer mes poussins chez leur père…
- Je vais te les faire oublier, me réponds Sophie.
C’est dur parfois de culpabiliser parce qu’on ne se sent pas au fond du gouffre d’avoir une soirée sans gamin…
Evidemment, on s’amuse comme des folles, dans cette vie là, je n’ai pas les yeux rivés sur ma montre, je ne pense même pas à calculer discrètement le prix de ma baby-sitter (déjà 5 heures, 5x€7 + le taxi du retour… Ou là-là… Je me sens si fatiguée tout à coup).
Nous nous laissons aborder par deux mecs, pas franchement notre genre, mais on se laisse dragouiller parce qu’on est célibataire, c’est pour ça aussi, non ? Et puis ça fait du bien à l’ego. Bien sûr dans cette vie là aucune alliance ne sert plus mon doigt, et je m’intéresse fortement à le gente masculine…
Ils nous proposent un dernier verre au Dome. Allons donc au Dome, et où vous voudrez..
Dans cette vie là, ma pensée ne sera pas effleurée par la crainte de cette nuit de sommeil qui me passera sous le nez. Je ne penserai pas aux semaines qu’il me faudra pour récupérer, parce que, je m’auto flagelle, je n’ai plus vingt ans, alors que la vérité c’est que les enfants ne me permettent pas de la récupérer.
Samedi : Nous rentrons à cinq heures du matin, je propose à Sophie de dormir chez moi, y a trois lit de libre… Elle accepte volontiers.
Dans mon lit j’ai du mal à m’endormir, mais je m’en fout, je lis Elle jusqu’à ce que mes yeux vers six heures du matin se ferment, et mon esprit avant de s’endormir me renvoie une dernière pensée, à cette heures, notre petit Charlot doit être en train de sauter sur les cheveux de la blondasse endormie au côté de mon ex mari… Un sourire né sur mes lèvres, ça me fait du bien de penser que je m’endors à l’heure où Charlot va les sortir du lit… Je sombre…
14h : Je me réveille, Sophie qui n’a jamais eu ni enfant ni mari, dort encore, elle n’a jamais eu de rythme de sommeil bousculé, elle !
J’en profite pour me faire couler un bain avec quelques gouttes d’huiles essentielles. Parce que dans cette vie là, je n’aurai des soucis qu’une semaine sur deux, du coup je n’aurai pas d’eczéma, à moi bain chaud et prolongé et tablette de choco !
Alors que le bain coule, je me prépare une bonne ricorée pour moi toute seule, sans avoir au préalable fait chauffer le lait, servit les céréales, ramasser le jus de fruit renversé par le doudou, éplucher les fruits des enfants, changer la couche…
Je remonte dans mon bain qui, oh ! miracle !, est toujours libre… J’ai réussi l’exploit de le laisser couler tranquillement sans que personne ne me le pique ! J’ai ma ricorée, mon Elle, et je me suis même taper le luxe de piquer un cigarette à Sophie que je fumerai dans mon bain, oui, pas d’enfant pas de règle ! Et surtout que dans cette vie là, je ne serai pas une accro à la nicotine, je pourrai donc fumer une clope de temps en temps juste pour le plaisir !
15H30 : Sophie tape à la porte, elle a été réveillée par Marion, notre copine, qui veut savoir si on veut se faire un ciné la séance est à 17H.
Bein oui, pourquoi pas, un ciné dans une heure trente ? Super bonne idée, à la levée comme ça, sans organisation au préalable…
J’ai pas mangé, mais dans cette vie là, je n’ai pas à préparer un repas pour les trois gamins avant de sortir, je croque dans une pomme !
19H : Sortie du ciné, on se décide pour un resto, on croise deux collègues sympas, et on improvise une soirée nana où on rigole bien. De ces soirées improvisées qui sont souvent les meilleures.
1h : Je rentre pas trop tard… Et je m’endors paisiblement, du sommeil du juste. Dans cette vie là, une semaine sur deux j’ai pas d’insomnie. Pas besoin de tendre l’oreille, personne n’aura de cauchemar cette nuit.
Dimanche 9 heures : Je me réveille naturellement, je lis mon bouquin dans le fond de mon lit au calme pendant une heure..
10h : J’enfile mes baskets et je pars faire mon footing, il fait beau… Parce que, dans cette vie là, le dimanche de la semaine sans les enfants il fait toujours beau. Je peux prendre mon MP3 et l’écouter parce qu’aucun enfant essaye de me parler… Je profite du plaisir de courir sur Muse et je me retape dépêche mode « black celebration » en entier, que de souvenirs !
12H : Arrêt au marché, j’achète ce que JE veux sans penser à tout ce que les enfants ne mangeront pas !
13h : Siesta dans le canapé, personne pour me réveiller…
14h : J’envoie des SMS aux copines, petit tour à la salle de sport avec Camille. Puis rendez-vous pour un tour de pédalo sur le lac.. Pas de problème d’enfants qui ne savent pas nager…
22h : Je sors de la brasserie, je suis naze, épuisée, je n’ai heureusement qu’à me coucher, sans faire faire les pipis, un dernier bisous, un verre d’eau, le pyjama et le doudou qu’on ne trouve pas, vérifier les cartables, les tickets de cantines, les affaires de sport…
Lundi matin 6 h : Je suis réveillée ( habitude de maman), j’écoute France inter au calme avec ma ricorée, et je vais à la salle de sport avant de me diriger vers le boulot…
Lundi soir : Vernissage d’Armand, ça tombe bien, je n’ai pas à chercher de baby-sitter rarement libre les veilles de jour de classe… Ni de devoirs à finir avant de partir…
Mardi midi : c’est le jour où je sors les enfants de la cantine une semaine sur deux, lorsqu’ils sont chez leur père.. On va au Mc do, je suis contente de les voir, ils me racontent un peu ce qu’ils font…
Mardi soir : J’appelle Julot, c’est mon ami « et plus si affinité », un p’tit calin quand on en a besoin, c’est tout… Je me sens bien avec lui, on parle beaucoup.. Mais pas que… Un bon coup de brosse n’a jamais fait de mal à un chapeau…
Mercredi : la réunion du boulot se fini tard du coup, j’invite les clients au resto, c’est pour ça que j’ai un bon chiffre, ça se chouchoute un client et pour ce faire, il faut avoir du temps…
Jeudi soir : un petit tour à la salle de sport… Vous aurez remarqué que dans cette vie là, je suis super canon, pas de ventre flasque, un petit cul rebondi, parce que une semaine sur deux j’ai le temps de pratiquer du sport… En plus, une semaine sur deux, je ne suis pas tentée par les goûters au nutella des monstres, je suis donc au régime une semaine sur deux, ce qui est déjà pas mal.
Je me loue un bon DVD qu’y a que moi qui l’ai choisi, une comédie à deux balles, une soupe, je m’endors, j’adore, personne ne me réveille…
Vendredi : Réveil dans le canapé. La maison est restée rangée pendant toute la semaine, personne pour y foutre le bordel. Je commence à m’ennuyer un peu, je ne suis pas prête à remettre un week-end fiesta : ça tombe bien ce soir je récupère mes petits bouts !
Je passe un week-end à leur consacrer tout mon temps. Je suis libre, j’ai fait tout ce que j’avais à faire la semaine d’avant, je suis disponible et reposée…
Le mercredi, une semaine sur deux celle où j’ai les enfants, je pose mes RTT, j’ai donc tout le temps pour les conduire chez l’orthophoniste, à la danse, au théâtre, au foot, au basket, à la guitare… Et eux, sont élevés par des parents super dispos !
Finalement, je lui ai offert des fleurs à la pétasse blonde…
C’est pas la vie idéale ça ? J’ai toujours dit que je voulais travailler qu’à mi-temps…
Bien sûr cette vie là n’est que fiction, parce que dans ma vrai vie, j’aime trop mon mec pour le laisser filer dans les bras d’une brune… Oui, elle serait brune, parce qu’il a déjà donné dans la blonde !










