De bric et de broc

3 enfants, 1 mari, pas de chien ! Notre "trépidante" vie de famille à l'étranger... Démenagements, voyages, vie quotidienne. Reflexions faites de bric et de broc!

06 mai 2009

Rencontre

T’es entrée dans mon entreprise, je t’ai reconnu tout de suite… Avais-je envie de te voir, là ? Sûrement pas, mon premier reflex a été de me retourner…  Mon collègue a constaté mon malaise, ça va Risette, bein pourquoi ça irait pas ? On rigole là, et tout à coup on a l’impression que… Non, non, ça va ! Après réflexion, je t’ai cherchée j’aurais bien aimé t’en claquer deux comme ça, par pur provocation, j’ai plutôt rien à me reprocher… T’avais disparu, m’avais-tu toi aussi reconnue ???

Je t’ai soutenue sans faille pendant deux années, j’ai toujours été là, tu as été ignoble avec moi, un monstre, mais je pensais que c’était normal, chacun réagit comme il peut, pas comme il le veut réellement…

J’ai tout accepté, beaucoup trop… L’homme était fou, nos copains nous ont lâché, ont refusé en bloc ton attitude, ma servitude…

Mais je n’ai jamais pu te laisser, j’ai gardé ta fille souvent, très souvent, j’ai fait des centaines de kilomètres avec toi, j’ai organisé des gardes pour mes enfants, pour t’emmener, t’accompagner, te soutenir…

Je t’ai écouté des heures entières, j’ai accepté tes sarcasmes, tes crises, tes colères, ta haine, tes caprices, oh tes caprices que de souvenirs… Je trouvais ça normal, peut-être à ta place aurais-je eu la même réaction.

Tu as été ignoble avec ton mari, atroce, nous faisions bloc à deux… Parfois j’osais t’en parler, un peu, fais attention, c’est presque sûrement aussi dur pour lui que pour toi, tu ruais dans les brancards, comment oses tu comparer ? Alors je me pliais, comme le roseau, je ne cédais pas parce que je devais absolument rester plus forte que toi…

J’en ai versé des larmes en cachette de toi… J’avais peur, mal pour toi, et puis la culpabilité aussi parfois de m’entendre penser que tu me gonflais ! Comment osais-je penser un truc pareil ?

Mais voilà, lorsqu’au bout de deux années vécues à ta merci, ce n’est pas à moi, ni à ton mari que tu as annoncé ta guérison, non, je ne sais pas à qui d’ailleurs, je ne le saurais sans doute jamais… Ce jour là, tu as décidé de virer de ta vie tous les gens qui t’avais soutenu pendant la maladie, et j’en faisais partie, comme ton mari et tes parents… Ca va faire un peu plus de cinq ans…

Tu sais ce qui me fais chier dans cette histoire, maintenant, tu sais ce que je suis devenue, tu sais que je suis rentrée dans le nord, tu sais où je bosse, si tu as aperçu mon badge, tu sais même que je suis encore mariée, et moi rien, je ne sais rien, sauf que tu avais l’air en forme… Pourquoi ? Pourquoi hier tu n’es pas venue avec ta fille ? J’étais tellement attachée à cette gamine… J’aurais su qu’elle allait bien elle aussi…

draps

Posté par risette à 07:06 - En passant par là... - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

j'espère qu'un jour elle lira ton blog et qu'elle comprendra a quel point elle t'a fait souffrir.... a moins que tu n'ai le courage de lui dire en face..un jour

Posté par candide, 06 mai 2009 à 08:55

non, elle ne le comprendra jamais je pense...
Dis donc toi, plus beaucoup de news ???
No news, good news ???

Posté par risette, 06 mai 2009 à 10:00

C'est terrible de retrouver quelqu'un et de faire ce terrible constat
Tu as donné , pris des risques , écarté des gens proches pour elle
il y a gens qui nous touchent ; des rencontres , des liens qui font qu'on aimerai les aider , on se pose même pas la question de savoir si on doit le faire ou non , et clac ,un jour ça se brise , on se retrouve seul avec ce terrible constat , j'aurais pas du
La gratitude , c'est pas inné , mais ça conforte
J'ai connu ça aussi , à ta place , je ne sais pas comment j'aurais réagi ,
Les retours aux sources sont durs parfois ...

Tu portes un badge au boulot , whaouh !! c'est écrit Risette dessus , avec ta photo ??

Posté par Jeanne, 06 mai 2009 à 12:36

y a pas la photo !!! Ouf !

Posté par risette, 06 mai 2009 à 12:38

Dur !

Dur de donner, sans rien recevoir en retour. Non que tu demandais quelque chose en échange de ton implication... Mais au moins de la reconnaissance, un simple "merci".

Brrr, tu m'as fait froid dans le dos, à écrire ça.

C'est une complète coïncidence que tu la retrouves ? ou tu savais en arrivant qu'elle pouvait bosser dans cette boîte ?

Posté par Didou, 06 mai 2009 à 13:14

Merci non mais pas un refus de nous revoir ça c'est sur !!!
C'est une coïncidence, elle ne travaille pas dans ma boite, ce serait terrible(ment drôle et cocasse !!)

Posté par risette, 06 mai 2009 à 14:09

dur ton texte
quelle souffrance tu dois ressentir

Posté par La gaufrette, 06 mai 2009 à 18:52

non c'est passé maintenant... :-) !!!

Posté par risette, 06 mai 2009 à 21:14

Lorsqu'on dit qu'il existe de belle amitié, des personnes que l'on rencontre et que l'on porte à jamais son estime c'est vrai... Tu m'en donnes un bon exemple. Au début de ton texte je découvrais ta colère, puis à la fin j'ai lu ton regret de ne pouvoir savoir ce qu'elle était devenue, ce que sa fille était devenue...Et ce malgré toute la peine qu'elle ait pu te faire.

Que faudrait-il pour que vous pussiez en discuter tous les deux? Il doit bien y avoir une raison pour qu'elle se soit conduite ainsi, on ne quitte pas tout ainsi, même s'il est vrai que dans les divorces la personne qui part rompt tout contact par peur d'être jugé. Pourquoi n'irais-tu pas chercher les réponses? Même si cela ne remet pas à pied votre amitié, tu auras le bénéfice d'obtenir des réponses.

C'est touchant de lire combien tu l'as soutenue.
(Je travaille dans un centre hospitalier, et je sais combien c'est difficile de soutenir l'autre dans une longue maladie. Chapeau! Tu décris très bien toutes ces phases difficiles, toutes les souffrances que l'on endure silencieusement.)

Posté par Dominique, 07 mai 2009 à 17:01

Ca ne consolera pas de tout. Ca ne résoudra pas le différend. Ca ne ne comblera pas le fossé qui s'est creusé entre vous. Tout ceci, c'est à toi et à elle, de le faire ensemble. Un jour, peut-etre. Qui sait, demain ?

Tout ce que je peux dire, à chaud, c'est que tu n'es pas étrangère à sa guérison. C'est certain. Ta présence et ton soutien ont été primordiaux. C'est ça que tu dois retenir de votre histoire commune. Le positif.

Je pense comme Dominique que le mieux serait de pouvoir en parler entre vous. Qu'importe l'issue. Tu auras au moins une partie ou la totalité des réponses à tes doutes, tes questions.

Posté par ksenia, 07 mai 2009 à 17:40

dominique et ksénia :

Merci d'avoir prit le temps de répondre et vos réponses m'ont apportées des reflexions...
Positives...
Ce que je ne dis pas c'est qu'elle était chez moi lorsqu'elle a découvert son problème de santé. Elle a voulu voir un medecin, je l'ai donc envoyé voir le mien, qui a fait une erreure de diagnostique dramatique, je le concède.
Nous étions en vacances ensembles avec plusieurs couples d'amis et j'étais près d'elle, lorsque quelques mois plus tard, après une série d'axamens plutôt bons, l'hopital l'a appelé lui demandant de rentrer d'urgence. Elle a dit je pensais que c'était pas si grave, et ils ont répondu nous aussi.
Sans en parler à son mari, ni à nos amis, c'est ensembles que nous avons vécus ça !!!
Puis nous sommes rentrés, elle a frolé la mort, elle a été mutilée, puis les soins sans jamais savoir, parfois les annonces un peu cruelles des medecins qui tatonnent ils oublient de prendre des gants, je ne les blame pas, au contraire, c'est difficile, une jeune femme à la fleur de l'age... Et sa maladie tellement rarissime...
Deux années terribles, de peurs et d'angoisses, je comprends sa récation, sa guerrison, c'était l'oubli et l'oubli passait par sa famille, son mari et moi, elle ne peut plus me voir sans savoir ce qui lui manque physiquement, sans re vivre tout en bloc... Et puis elle nous en a tellement voulu de la soutenir, combien de fois l'ai je entendu me dire j'aimerais que ça t'arrive à toi !(Sous entendu je t'en veux d'être heureuse alors que je ne le suis pas).
Cependant, j'ai souvent pensé qu'être amie quand tout allait bien c'était facile, c'est dans la douleur que l'on peut voir qui tient la route, et je l'ai tenue, avec mes défauts, mes erreurs, et surtout mes doutes, certes, mais j'étais là, toujours fidèle au poste...
Je comprends et quelque part je ne lui en veut pas... L'oubli passe par la rupture, mais quand je l'ai vu, là où je ne l'attendais pas, dans mon univers, mon coeur s'est acceléré comme rarement, parce que tout à coup la réalité fait place à l'oubli...
Je ne lui en veut pas dans le fond, et je sais que jamais nous ne serons plus amies, alors à quoi bon chercher à faire renaitre des sentiments volontairement oubliés ?
Quelque part l'honnêteté c'est de dire que j'aimerai savoir par curiosité ( malsaine peut-être) comment sa vie de vivante à reprit son court...

Posté par risette, 07 mai 2009 à 21:57

j'ai vécu ce ressenti là
je la croise encore, beaucoup trop souvent
je m en remets pas
je l'ai aperçue encore tout à l heure
ça me fait mal à chaque fois...

Posté par carl, 07 mai 2009 à 22:51

je ne sais que te dire...j'aurais beaucoup de mal dans cette situation a rester neutre, je serais tres mal a l'aise
mais je crois que je creverais l'abces une fois pour toute, quitte a ce que ca fasse mal
mais je ne pourrais pas rester comme ca mal a l'aise chaque jour , a la croiser , a y penser le noeud au ventre
non
je creverais l'abces, au moins pour me sentir mieux au boulot...

courage et ce que tu as fais etait merveilleux

Posté par cahuette, 08 mai 2009 à 15:33

pour te souhaiter la même maladie qu'elle, elle devait surtout être une sacrée égoiste ... on a tous des relations que j'appele 'toxiques', ils nous demandent une maximum d'attention et nous vampirisent ... excuse moi d'etre aussi dure avec ton ancienne amie, mais je pense que si toi tu avais été malade, elle n'aurait pas fait le dixième ce que tu as fait pour elle ... alors tourne la page et regarde les vrais amis qui sont autour de toi aujourd'hui ... bisous

Posté par nelle, 09 mai 2009 à 08:59

nelle : oui tu as raison...

Posté par risette, 12 mai 2009 à 06:23

Non mais toi aussi ne pas avoir la même maladie qu'elle au même moment tu l'as cherché hein!

Trève de plaisanterie, ce genre de situation est toujours très dur à vivre je ne sais pas si j'aurais eu le même calme apparent que toi ou si j'aurais courru vers la nana en hurlant pas forcément des insultes mais merde quoi plus aucun contact comme ça d'un coup c'est lourd.

Bisous

Posté par Elle, 12 mai 2009 à 12:50

contente de te revoir parmis nous elle, dois-je en déduire que tu sens mieux ???
Je pense toujours à toi !!!

Posté par risette, 12 mai 2009 à 19:57

Je me sens habituée (je suis pas sure de me faire comprendre) mais comme on dit on s'habitue à tout donc je me mets un coup de pied au cul et je me bouge je fais des choses.
Après la situation et le moral ma foi on verra bien.
Tu es adorable bisous.

Posté par Elle, 13 mai 2009 à 18:42

Chansons

Bonjour

A lire en écoutant la chanson

Euh ! petite précision : moi c'est le messager de l'olympe pas la marque.

http://www.youtube.com/watch?v=7nw_F43GNRQ

La Rivière De Notre Enfance ( la douleur qui me lance )

Je me souviens d'un arbre
Je me souviens du vent
De ces odeurs vagues
Des années d’autan
Je revois à travers mes cils
Des fleurs sous mes pas
Je me souviens d’elle si fragile
Me portant dans ses bras.

Je vois comme dans un rêve
Toutes ces choses d’autrefois
Durant une pose brève
Le temps arrête ses pas
Et je revois le visage de celle
Qui se penchait sur mon berceau
Dans une robe en dentelle
Déchirée dans le dos

{Refrain:}
Ce n'est pas le temps qui apaise ce genre de peines
Non, cette douleur qui au cœur me lance,
Ce n’est pas même la mort, il faut bien qu’elle vienne,
C'est de n'plus voir les êtres chers qui ont bercé mon enfance

Je me souviens de leur départ
Auxquels l’on se résigne
De cette douleur qui nous égard
Où l’on tombe comme dans un abîme
Je me souviens certains jours
De leur parfum de leurs gestes
De leur tendresse de leur amour
C’est d’eux tout ce qui me reste

Je me souviens par hasard
Je me souviens un peu
De ces liens d’un soir
Où l’on croit être amoureux

Ils sont un tout, un tout petit nombre
Dont je suis la somme
Toutes ces chères ombres
Qui m’ont aidé à devenir un homme

{Refrain 2X:}

Posté par Hermès, 19 mai 2009 à 10:44

Ton cœur est à moi et tu as mon âme
Et je te le dis, franchement :
Mon bonheur, je te le dois Ma dame

Entre l'automne
Et le printemps
C’est un bonheur d’être ton amant
L'amour et l'amitié s’échangent
Dans nos cœurs où ils se mélangent
C’est un bonheur d’être ton amant
Tu es ma femme tout simplement
Celle qui m’a donné d’avance
Son amour et sa confiance.

C’est un bonheur d’être tout amant
Que tu sois ma femme tout simplement.

Florentino
Mars 2008

Posté par Hermès, 19 mai 2009 à 13:02

Pardon, elle n'était pas entière. Je s'excuse.


http://fr.youtube.com/watch?v=OLQVsaflaok&feature=related

Une femme à quarante ans ( un bonheur d’être ton amant )

Dalida

Sans toi, aux jours d’autant
Je vivais seul au fil des pages des livres
Enfermé dans l’étau des tourments
D’un constant mal de vivre
Je m’imaginais héros de roman :
Tantôt chevaliers, vagabond, poète libre
J'avais le cœur et l’esprit ardent
Mais je n’avais pas vraiment le goût de vivre

Mais aujourd’hui et depuis bientôt près d’un an
Ma vie ressemble à un livre
Je suis devenu ce héros de roman
Depuis le temps que je vis sur ton île
Le doux soleil de tes sentiments
Ton amour a guéri mon mal de vivre
Sans toi, pendant quarante-cinq ans
Je n’ai fait que survivre

Entre l'automne
Et le printemps
C’est un bonheur d’être ton amant
L'amour et l'amitié s’échangent
Dans nos cœurs où ils se mélangent
C’est un bonheur d’être ton amant
Tu es ma femme tout simplement
Celle qui m’a donné d’avance
Son amour et sa confiance

Je découvre, chaque jour, maintenant
Qu’à tes pieds j’ai déposé les armes
Que je suis bien dans mes sentiments
Et que la solitude a perdu son charme
Je ne regrette rien vraiment

Ton cœur est à moi et tu as mon âme
Et je te le dis, franchement :
Mon bonheur, je te le dois Ma dame

Entre l'automne
Et le printemps
C’est un bonheur d’être ton amant
L'amour et l'amitié s’échangent
Dans nos cœurs où ils se mélangent
C’est un bonheur d’être ton amant
Tu es ma femme tout simplement
Celle qui m’a donné d’avance
Son amour et sa confiance.

C’est un bonheur d’être tout amant
Que tu sois ma femme tout simplement.

Florentino
Mars 2008

Posté par Hermès, 19 mai 2009 à 13:03

Hermès : ALORS comme je n'ai pas le temps de l'écouter en même temps, je ne la lie pas tout de suite et demain je prendrais le temps de faire les deux en même temps !!! ( ca fait beaucoup de temps, non ?)
Welcome quand même !!!

Posté par risette, 19 mai 2009 à 20:41

Je prends le temps de passer vous faire risette
( le temps, il faut le prendre avant qu'il ne nous échapper ( clin d'oeil )



http://fr.youtube.com/watch?v=3PTbhH--rWc&feature=related

La montagne

On a quitté un a un notre pays
Pour aller gagner notre vie
Loin de la terre où l’on est né
On l’a fait par nécessité
C’est, sachez-le, à regret
Que l’on a du immigrer.
Devoir quitter son pays natal
Devoir faire sa valise est un mal
Que je ne vous souhaite pas de connaître
Et quelque soit la couleur de nôtre peau
L’on n’est ni des profiteurs ni des salauds
Et pas une critique de ce pays ne passe nos lèvres.

Pour nous, la France et noble et belle
Et quelque que soient nos origines, sachez,
Que la reconnaissance que l’on a pour elle
Egal l’amour de ceux qui y sont nés.

On est étranger, étranger, c’est un faite
Mais on n’est pas venu faire la quête
On n’est pas venu, comme certains l’imaginent
Tendre la main pour que vous nous fassiez la charité
Non ! on n’est pas venu mendier
Nous ne sommes pas de ceux qui se résignent
Et contrairement à ce que certains semblent penser
Le pain que l’on mange on veut le gagner
C’est vrai, il en est de malhonnêtes
Je ne peux ni ne saurais le taire
Parce que le nier et les laisser faire
Revient à ternir l’image de la majorité honnête :

Pour qui la France et noble et belle
N’allez surtout pas vous imaginer
Que l’on est venu profiter d’elle
En tout cas pas la majorité

Tous ces gens venus par millions
Des plus lointains horizons
Sont menés par la même envie,
Un même désir, un même idéal :
Réussir, il n'y a rien de plus normal,
A améliorer leur vie
Leur vie qui en a assez de la misère
Qui les a obligé à quitter leur terre
Cette terre que tous on abandonne
Avec le regret et l’immense peine
Que l’on ressent de se séparer de ce qu’on aime
La France, nous connaissons la valeur de ce qu'elle nous donne.

Pour nous, la France et noble et belle
Et quelque que soient nos origines, sachez,
Que la reconnaissance que l’on a pour elle
Egal l’amour de ceux qui y sont nés.

Posté par Hermès, 22 mai 2009 à 09:24

Hermès : j'écoute... j'écoute !!!

Posté par risette, 22 mai 2009 à 13:15

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