30 juillet 2008
So British
L’anglais est un drôle de personnage atypique. Il se présente sous une forme longiligne ou obèse, il est blanc, parfois transparent, voir bleu, on devine le sang couler sous ses veines.
Il n’est pas rare, que l’anglais qui se décrit volontiers comme blond, tire vers le roux… Le prince Charles est une représentation assez fidèle de la plupart de ces sujets, Kelly Osbourne la représentation des laissés pour compte.
L’anglais est facilement reconnaissable dans le métro c’est le seul qui pour vous saluer dit : «Sorry», et parce qu’il est très poli, il salue volontiers chaque personne qu’il croise. Pour qui fait de la BD, l’écriture d’un scénario se passant dans un centre ville anglais, ou dans une rame de métro serait facile : «Sorry… sorry… sorry… sorry… sorry.».
L’anglais est calme et respecte les règles. Le meilleur exemple reste la queue, l’anglais fait la queue leu leu bien sagement, sans râler, sans signe d’impatience. Et lorsque par hasard, une personne se présente sans se prêter aux règles de la queue (Français champions toutes catégories, médaille d’or, avance considérable sur le reste des participants aux concours), ne pensez que l’anglais pique une colère, non, instinctivement, tous les anglais de la queue tournent leur regard vers le côté opposé, pour ne pas voir le Français la personne qui double.
« Sorry, but if I don’t see her, I don’t see her, you know. ».
L’anglais est un enfant qui aime s’amuser, et le voir dans une salle de cinéma est un pure moment de ravissement. Mais l’anglais oublie que vous grandissez et continue même à 50 ans de vous gratifier de «good boy (girl)» or «big boy (girl)» à longueur de journée.
On dit de lui qu’il est courtois et bien élevé… Au bout de quelques années d’observations, j’ai enfin compris comment se présentait l’anglais en colère. Il s’adresse à vous de façon charmante, il s’excuse de vous déranger, vous sors un discours distingué, poli, aimable, mais au lieu de mettre les « darling » habituels, il place des « sweetheart » partout, et c’est à ce petit mot que la différence se note… Attention, anglais en colère.
L’anglais est subtil, vous l’avez compris… Sauf au pub ! L’anglais se lâche, l’écossais le bat quand même à plate couture. L’anglaise sort au pub quasi à poil, même en plein hivers, mais ne risque pas de se faire embêter, l’anglais trop éméché ne voit plus depuis des heures la différence entre fille et garçon, et ne sait même plus très bien lui-même de quel côté il se situe. L’anglais continue de boire en vomissant, c’est à ça qu’on différencie un anglais bourré à tous les autres alcooliques du monde.
L’anglais, et plus encore l’écossais, se reconnaît aussi à sa drôle de mutation génétique, dès que le soleil apparaît, il se dénude instinctivement, même en centre ville. Fort heureusement le soleil est rare…
Enfin, l’anglais aime la France, sa douceur, son vin, sa bonne bouffe, son soleil, sa chaleur, sa mer… Il possède volontiers une maison dans ce pays financièrement très accessible et il est fier de vous le dire, en français : « J’ouwai ouwn pethitche maisonne in Fwance pwouès de… », mais reste fidèle historiquement à ses aïeuls et supporte mal les français qui peuplent cette « so sweet part of the world ».
28 juillet 2008
Un anniversaire à l’anglaise…
Mon fils était donc convié à l’anniversaire d’un copain de sa classe… Il était ravi parce que ça ne lui arrive pas souvent.
Hélas pour moi il n’a jamais voulu que je parte.
Je m’explique. Nous sommes arrivés dans une salle louée, type salle de loto pour vieux. En fait, c’était une boum. Au départ ça m’a surprise une boum pour des enfants de 6 ans, mais finalement, je peux en témoigner la personne qui faisait la sono et qui mettait l’ambiance était très douée, et les gamins se sont très bien amusés.
Seulement, le hic, c’est que mon fils est sourd, bon je me répète mais c’est pour les nouveaux, pas tout à fait sourd à 100%, non il entends à 40% environ de chaque oreille, du coup lorsqu’il y a un gros bruit, style musique et basses à toute gueule il est perdu, il ne sait pas différencier le bruit, ne comprends plus rien, et ne suit plus… Ca le panique, c’est pourquoi il n’a pas daigné me lâcher. C’est pas son genre d’habitude, c’est plutôt : « sors de ma chambre ! Fermes la porte ».
Plusieurs choses cependant ont surpris mon esprit français…
Tout d’abord, une des traditions que j’apprécie particulièrement en UK, c’est que les cadeaux ne s’ouvrent pas devant les invités. C’est une tradition que j’ai adopté pour plusieurs raisons.
Ca évite la honte des réflexions de gamins : « Je l’avais déjà », « c’est pas celui –là que je préfère », « un livre ? je lis pas ! », « wouah celui-là c’est génial regardez, ça c’est génial » un gamin est fier, et tous les autres font la gueule.
De plus, lorsque tout le monde s’en va, alors les gamins sont un peu tristounets, ils traînent, pendant que nous ont range, on boit une bière, on aspire au calme et au silence, dans cette tradition l’enfant n’est pas triste puisqu’il découvre ses cadeaux et ça l’occupe.
Ce qui m’a frappé, c’est la taille des cadeaux, la surenchère, le nombre de cadeaux que chaque invité ramenait, on se serait cru dans un magasin de jouets… Je pouvais en découvrir quelques uns, puisque nombreux sont les anglais à ne pas mettre de papier, à juste les glisser dans un sac cadeau. Exemple donc dans le même sac : un spiderman, un batman, un jeu de cartes yugi yo… Comme si un seul de ces trois présents ne suffisait pas !
La seconde chose qui m’a beaucoup étonnée, c’est évidemment la présence d’alcool pour les parents restés sur place comme moi… Trois heures de l’après midi, vingt cinq gamins, et la bière coulait à flot ?!
Le gouter proposé aux enfants : chips, sandwichs, pizza, gateaux d'apéro, pas de gateaux d'annive !
Enfin, et c’est le dernier point qui est plutôt un constat… L’école de mon fils est dans un quartier hyper-méga- populaire, il n’y avait pas de place dans les écoles de mon quartier lorsque je suis arrivée. Dans l’école on compte une population noire ou pakistanaise à 90%.
Il est vrai que dans la classe de ce dernier, il y a peut-être 20 % d’enfants d’origine blanche européenne, donc nettement plus que dans le reste de l’école.
Et pourtant à l’anniversaire de ces garçons (jumeaux), sur 25 enfants invités : 6 noirs, 0 paki…
Alors je me dis parce que je pense sincèrement que si on met son gamin dans ce type d’école c’est qu’on est pas raciste, donc je pense que ce sont les enfants eux-même qui ont fait leurs invitations… Il y a donc une sélection naturelle qui s’opère dès le plus jeune age. Dans les deux sens, puisque mon grand fils a dû changer d’école puisqu’il n’était pas intégrer dans sa classe, et subissait des remarques racistes… Il n’y avait que deux blancs européens dans sa classe.
Ce point m’a vraiment étonné, et surtout je me suis trouvée très naïve de ne pas avoir pensé que les enfants ne pouvaient pas être racistes ! Même si ce n’est pas un racisme primaire de base, instinctivement ils se rapprochent de ce qui leur ressemble le plus.
Mon fils est toujours hors norme, il a trois copains d’amours : un paki musulmans, un black, un indien bouddhiste… Et dans son ancienne école c’était 1 chinois, et 1 polonais, mais là on pouvait comprendre son choix, les 2 ne parlaient pas un mot d’anglais comme lui… Pourtant à trois ils se comprenaient fort bien !!!
"La nouvelle génération doit s'unir pour abattre les murs entre alliés, races et religion et relever ensemble les défis de la planète."
"Les murs entre les alliés de longue date, de part et d'autre de l'Atlantique, ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout".
Barack Obama.
18 juillet 2008
Teddy bear's day !
Aujourd’hui c’est journée Teddy bear à l’école de mon dernier.
Ils organisent un spectacle de nounours suivi d’un « teddy bear’s picnic ».
Chaque enfant doit ramener son ourson favoris.
Le mien est ravi il a un gros singe, un doudou qu’il m’avait fait acheter un jour où ce n’était ni son anniversaire, ni noël, mais j’avais cédé parce que j’avais senti l’attachement spontané à ce monkey.
De fait, il est devenu le singe chéri prénommé « Monkey » (on ne s’embête pas avec des formalités dans le monde de mon fils), il lui fait la classe, le fait manger, le couche… Et ce depuis 2 ans.
Mais en sortant de la maison avec ce gros singe à poil noir sous le bras, la honte l’envahi. Sa tête rentre dans ses épaules, ses yeux fixent le sol, et le teddy bear est caché derrière le dos.
Puis sur le chemin de l’école, nous croisons un premier teddy bear, sa position ne change pas, mais je devine la formation d’un rictus sur ses lèvres.
Nous rencontrons un second ours, la tête sort des épaules et les yeux se détachent du sol avec soulagement.
Au troisième doudou, le singe passe résolument du dos au ventre, présenté tel un trophée.
Au quatrième teddy bear, mon fils court vers son camarade et montre fièrement son singe en hurlant avec un grand sourire :
- Me too I've got my Tony Blair !
11 juillet 2008
Etat d'urgence !
C’est toujours la même chose. Lorsque l’on prend une décision dans la famille risette/Homme, c’est toujours moins de deux mois avant son exécution…
Un retour en France pour une famille avec trois enfants, demande pas mal d’organisation… Beaucoup de paperasseries E104, E205, E106, P45, certificat de fin d’allocation UK… Recherche d’un déménageur ou organisation pour le faire moi même, recherche d’un logement en France, casage des enfants…
Et comme à chaque fois…. J’attends, je traîne, je n’y pense pas….
J’attends toujours le dernier moment, l’urgence…
J’ai autant d’enfants qui ne sont pas à moi chez moi, que d’enfants à moi, je me rajoute donc quelques obligations… Quelques distractions…
Dans 1 mois, je n’en dormirai plus…
Comme si un brouillard m’empêchait de penser, de devenir utile, d’être lucide, de pouvoir passer à l’action.
En définitive, je suis super efficace, donc je ne me fais pas de soucis, les choses se feront et se feront très bien… Mais dans l’urgence.
En attendant, j’attends, que mon esprit fasse une croix sur toutes les solutions envisagées ces derniers temps et qui ne verront jamais le jour…
Je me déteste quand je suis inactive… J’ai la sensation que mon corps se repose du stress reçu lié aux décisions à prendre…
Spectacle d’école en ce moment…
Report de l’année, j’ai vraiment de la chance avec mes deux aînés, ils ont même hérité de deux diplômes ma fille : première en math et en espagnol, et mon fils : premier en art et en anglais (comble de l’ironie pour un non anglophone, dans une école anglaise, qui plus est en UK depuis 3 ans seulement).
Le troisième c’est pas pareil, on ne peut pas le mettre dans la catégorie des enfants qui réussissent, il est même dernier, ils ont évalués son âge d’écriture à 4 ans et 3 mois, et son âge de lecture à 5 ans et 2 mois. Je ne sais pas comment ils font ça… Bon il a 6 ans et 2 mois… Je suis au courant de son retard, alors ça aide à avaler la pilule ! Enfin, un peu… C’est jamais cool d’avoir un enfant hors circuit ! Ca fout les boules… Vis à vis de lui surtout ! Pis je ne sais pas quoi faire…
M’enfin, c’est un autre soucis ! J’en ai déjà pas mal à régler d’ici deux mois, laissons quelques semaines de vacances à mon dernier…
08 juillet 2008
Sac de noeuds
Le plus difficile dans le flou, c’est de prendre une décision et tant qu’à faire la bonne…
Alors on stresse, on en parle, on s’engueule, on n’est pas d’accord, on en parle plus, on ne dort plus, on divorce, on s’aime trop pour divorcer mais on y pense sérieusement, finalement, on s’aime trop trop, on y pense plus, mais on se déteste temporairement…
Puis on tranche, ça c’est souvent mon boulot. Je tranche donc.
C’est à ce moment que le stress lié à l’organisation sort, mais dans le fond, on se sent mieux parce qu’on sait où on va… On connaît la direction…
C’est aussi à ce moment que les choses les plus simples, les rouages les plus évidents, bloquent…
Re-belotte, ceux qui suivent mon blog depuis longtemps reconnaîtront un air de déjà vu…
La propriétaire Londonienne refuse notre préavis ! Gag !
Je pense cette fois-ci qu’elle n’est pas dans son droit, alors qu’en Ecosse, il l’était, c’est nous qui ne connaissions pas cette loi stupide écossaise qui stipule que si tu loues pour une durée d’une année, tu payes ton loyer une année, même si tu es muté à Tambouktou, au chômage, décédé…
Ici, elle joue sur les mots… Et sur mon anglais… Mon contrat stipule que nous devons rester au minimum 6 mois dans notre maison. Ce sera la cas en septembre (7 mois et 7 jours). Mais madame pense que nous ne pouvons poser notre préavis avant la fin des 6 mois dans la maison, comme notre préavis est de deux mois, ça en fait 8, vous avez suivi ? Vonric ?! Céline in london ? Qu’est-ce que vous en pensez ?
Bon, sur ce coup-là, je me suis fait virer deux fois à la fin de mon contrat à Edinburgh, et à chaque fois ils m’ont bien posé leur préavis 2 mois avant la fin du renouvellement du contrat. Mais avec les anglais et les écossais, je me méfie, leur règles ne sont pas toujours les mêmes !
Et surtout du coup, c’est à nous de chercher la solution, la loi, l’avocat (encore !)…
Vous me direz pour 3 semaines de loyer, ça n’en vaut pas le coup…
Si vous connaissiez le prix indécent des loyers londoniens, si je vous assure que ça en vaut le coup. Sans compter qu’on ajoute à cela, le prix de la council Tax ( Taxes d’habitation), beaucoup moins élevée qu’à Edinburgh ceci-dit, mais pas comparable avec la France ! Les frais liés à la location… Au total je peux m’offrir un très beau voyage ! Pour nous 5 !
Et là encore, j’en fais une histoire de principe, parce que j’ai surtout l’impression qu’elle profite que nous soyons français, avec un anglais médiocre pour ma part…
D’ailleurs, c’est drôle, elle parle toujours avec l’Homme d’habitude, mais là, c’est avec moi qu’elle cherche la discussion… T’as de l’humour, tu sais ?
Oui, mais en plus, y a toujours un mais en plus chez nous, on peut jamais faire dans le classique facile !!
Cette nuit, oui cette nuit ! L’Homme a commencé a recevoir des réponses plus précises, et comme c’est la nuit, vous comprenez bien, qu’il ne s’agit pas de réponses venues d’un courageux travailleur zélé, vivant en Europe, mais bien d’un courageux travailleur décalé «horrairement»…
Ce serait pour commencer dans un couple of months ! Un couple of months ? C’est justement la date de mon arrivée sur Lille ! Lille n’a pas 7 heures de décalages horaire avec Londres ? Vous en êtes sûr ?
J'vous ai dit que j'avais arrêter de fumer hier ? Comment ça, ça sent l'echec assuré ? Pas du tout !
07 juillet 2008
Parano...
Bien-sûr c’est très bête, mais je pense sans arrêt aux étudiants Français tués à Londres.
En fait, je ne crois pas que ce soit parce qu’ils sont français, mais, ça me semble lié au caractère sordide et cauchemardesque du massacre, et au fait que le coupable n’a pas encore été enfermé.
Bien-sûr, ce matin, un homme s’est présenté spontanément dans un commissariat, de là à en déduire que ça fait de lui le coupable ??
Hier, j’ai donc emmené mes filles, puisque comme je l’avais dit j’ai ma cousine âgée de 13 ans pour 10 jours en vacances anglaises, nous avons fait une journée shopping… Mais dans le bus, je regarde les gens comme des coupables éventuels, dans la rue aussi, j’ausculte, je cherche, j’observe.
Depuis, nous nous enfermons le soir, pourtant nous ne sommes pas paranos d’habitude… Peut-être parce que l’on n’habite pas si loin, parce que ça c’est passé chez eux, et non pas au pub… Parce que le mobile supposé semble tellement dérisoire (vol de console vidéo), parce que je veux protéger notre Wii !!!
Hier y avait un concert dans le rue, et je ne sais pas pourquoi tout à coup j’ai pensé à ces jeunes qui n’entendraient plus cette musique, au nom d’une console vidéo…
Bref, il faut que je cours chez le psy…
Pourtant j’avais évité de lire les pages des journaux en parlant, pas regardé non plus les infos télé les concernant… Je pensais avoir réussi à faire mon autruche ! Et bien non !
Et puis ça y est c’est parti, nous avons fini par prendre la décision qui s’imposait : nous avons posé notre préavis !
Adieu London !
Il faut commencer à dés inscrire, désabonner, chercher un déménageur ( pôs cher dis, pôs cher !!), cartonner, prévenir, faire nos adieux, s’organiser…
Au début je ne voulais pas rentrer sur Lille, puis maintenant que la décision est prise, ma foi, je suis plutôt contente.
Retrouver mes amis, mes copains d’avant.com, ma famille, mon grand-père…
Aller boire le café après avoir déposé les gamins à l’école (un truc que ça ne se fait pas en Angleterre !).
Refaire partie des parents d’élèves.
Aller redonner mon sang entre copines.
Aller au marché, aux puces, racheter des meubles chez emmaus, les retaper.
Pouvoir filer mes gosses quelques jours et partir en amoureux (3 ans que ça ne nous est pas arrivé !).
Aller dormir les uns chez les autres entre gosses (un autre truc que ça ne se fait pas ici).
Ressortir tous les vendredi et samedi soir, et déprimer dans le cas contraire.
Parler en français à tout le monde…
Retrouver une vie pépère sans bosser 50 heures semaine ! Et 5 semaines de vacances payées !
Avoir un ORL pour mon fils, et une speech langage sans attendre 1 an sur une liste d’attente.
Et puis aussi…
Ne plus passer pour un étranger débile parce qu’on s’exprime mal.
Ne plus avoir à justifier un comportement différent.
Ne plus faire attention aux codes, parce qu’on a les mêmes.
Mais :
Retrouver l’horrible système français scolaire si stricte !
Retrouver le vouvoiement à la c…
Oublier les grosses surprises de la vie à l’étranger !
Oublier la grande famille si liée des expatriés…
Ne plus rencontrer 15 nationalités en une soirée.
Ne plus pouvoir passer pour un con qui ne parle pas anglais quand ça nous arrange.
Ne plus pouvoir critiquer les anglais et les écossais que pourtant j’aime beaucoup.
Retrouver la facilité, alors que on s’y plaisait dans la difficulté.
Adieu fish and chips, pubs, alcool à outrance !
Et tout ça pour :
1 mois ? 2 ? 3 ?
1 an ? 2 ? 3 ?
Tiens ? ! :
Ce matin, je suis bourrée d’eczéma, c’est chic !!!
Que du bonheur, je vous dis ! Que du bonheur !!!!
Ps ajouté dernière minute à la vue des premiers commentaires : je peux vous affirmer que la parano que je traîne n'a aucun rapport avec notre décision de quitter Londres... Absolument aucun rapport ! Non non, je suis parano en ce moment mais pas encore tarée !!! Si je demanageais à chaque problème dans une ville, je ne pourrais plus vivre !!!
30 juin 2008
Enfants de tous pays !!!
Samedi nous étions conviés à la noce.
Nous connaissons les mariés depuis que nous sommes arrivés en UK, il y a donc 3 années. Ils sont très sympathiques et accueillants. Bizarrement les concernant, les gens les aiment ou les détestent pas de demi-mesure…
Un mariage bonne franquette, qui nous rappela le notre. Il était bien précisé sur l’invitation qu’il s’agissait juste d’une occasion de boire et partager un repas ensembles, entre amis. Nous nous sommes donc vêtus presque comme tous les jours, l’effort d’une chemise (sexy) blanche et d’un petit bijou.
Un énorme barbecue à l’américaine était installé au centre d’un grand jardin, un buffet rempli de salades délicieuses, et le champagne accompagné des fraises qui vont avec ! Quel goût, le champagne sans fraise c’est comme de l’eau chaude sans thé ! Les convives papotaient autour du buffet, les enfants couraient partout. Le soleil et la chaleur étaient les invités d’honneur !
Ce que j’aime à l’étranger et c’est certainement ce qui me manquerait le plus si nous rentrions en France, ce sont les styles des gens que l’on côtoie.
Il va de soit, que parce que vous êtes bien éloignés de vos références culturelles et sociales, elles s'annihilent, et vous devenez amis avec des personnes sur lesquels vous ne vous seriez jamais retournés en France. En l’absence de repères, tout vos a priori tombent.
Et au delà des ces rencontres, ce qui me fait rêver, à l’image de vos drapeaux de tous pays, c’est le côté multi- ethniques des invités.
Ainsi, hier, je n’ai pas parlé avec tout le monde, mais j’ai échangé avec : des russes, des bulgares, des tchèques, des polonais, des allemands, des israéliens, des belges (flamand et wallon), des écossais, des anglais, des espagnols (qui doivent être heureux aujourd'hui !!!), des australiens, des canadiens, un américain, des réunionnais, des français (beaucoup de français, qu’est-ce qu’ils sont envahissants ces français !!) …
Nous sommes tous dans la même situation, loin de chez nous, loin de notre famille, loin de notre berceau.
Alors on partage l’image que l’on a de notre pays, notre installation, nos voyages, nos envies, nos rêves, nos objectifs, certains parlent d’un retour imminent, d’autres au contraire de leur incapacité à rentrer.
Comment voient-ils la France tous ces étrangers du monde ?
D’abord, pour beaucoup la France, c’est Paris ! Pff !!
C’est sale, ça revient tout le temps. Les français sont arrogants et râleurs.
Ils ont peur de nos banlieues sanglantes (à cause des émeutes d’octobre 2005).
Ils aiment notre côté bordélique, notre absence de lois (enfin ça c’est en train de changer).
Beaucoup comparent à l’Angleterre puisque c’est là où nous vivons. En Uk donc vous trouverez des tas d’indications : Ne pas traverser ici, pas plus de 2 enfants dans le magasins, ne mangez pas, ne buvez pas, ne fumez pas sous les abris bus, « fais pas-ci, fais pas-ça, à dada prout prout cadet »…
Donc, ils ont la sensation que la France c’est le pays de la liberté, chacun fait ce qu’il veut.
Il fait bon vivre, nous avons l’art de la table, du vin…
Nous sommes chics, French style… Nous avons du goût !
Une image qui ressort souvent aussi, le français pour garer sa voiture pousse celle de devant, puis celle de derrière, encore un peu celle de devant, jusqu’à ce que ça passe…
C’était sympa cette multi culturalité, ce champagne et ces fraises…
Congratulations aux mariés !
26 juin 2008
Vacances en Grande Bretagne cet été....
Si vous passiez par chez nous cet été, voici un petit dico de la débrouille... Cours d'anglais :
Expression anglaise que j’aime :
- Nice to meet you (again).
- Cheers ( plus usée en Ecosse qu’en angletterre).
- See you (soon).
- Take it easy !
- Say (it) again ?
Ma préférée :
- Take care.
Celles dont on ne peut plus se débarrasser même en Français :
- Introduce
- Translate
- Use
- Due
- Copy that
- I agree with you
- Oh my god (goodness) !
Expressions à mettre au bout de chaque phrase pour parler couramment anglais :
- As well.
- Indeed ?
- You know…
- Anyway…
- Oh Dear !
- My darling !
- I am so Sorry.
- Thank you really much, dear.
- Well done !
- So lovely !
- Take it easy !
- You are a good boy (girl) !
Ne jamais oublier :
- One Pint
- Two Pints
- Three Pints
- For Pints
- Five Pints
- Six Pints
- Seven Pints
- Eight Pints
- Nine Pints
- Ten Pints…
“- Well done, now, you speak fluently english, you know ?
- Indeed ?
- Me as well !
- Oh dear ! Tank you really much, you are a so good boy, you know darling !
- Indeed ? Anyway two pints please…”
12 juin 2008
les bons plans de Risette !
Et à quoi qu’elle joue la risette pendant que l’Homme il est parti à la chasse ???
Je me prépare une soirée sympa, je mets le rosée au frais ( pas d’Homme, plus de boissons !), je prévois les enfants couchés tôt, et je bloggerai ici…
Un blog que j’avais perdu, que j’adorais, je vous le conseille parce qu’il est frais, je l’ai retrouvé avant-hier grâce au coup de cœur de canalblog. ( Merci !).
Pour coucher les enfants tôt, il faut donc qu’ils se dépensent un peu, normal !
Je me prends donc mon livre, et direction le square !
J’étais de si bonne humeur ! Les enfants jouaient tranquillement, je savourais la perspective de ma soirée !!!
Sauf que vers 17 heures, c’est la chute de la balançoire que mon dernier n’a pas digéré.
Bon, je n’ai pas vu, le nez trop plongé dans le livre… Mais j’ai entendu pleurer.
Je ne suis pas du genre à courir, parce que :
un : j’ai l’habitude avec l’espèce de singe dont j’ai accouché il y a maintenant 6 ans,
deux : je pense que de jouer la maman qui s’en tape, les enfants s’en remettent plus vite.
Je prends donc le temps de marquer ma page, de ranger mon bouquin…
C’est la dame à côté de mon fiston qui a tuer ma philosophie.
Elle s’est donc gentiment précipité le tirant par les bras pour l’aider à se relever.
Pourtant, même de mon banc, j’avais bien vue qu’un bras tourné dans l’autre sens comme ça c’était pas bon signe…
Ca se voyait que le bras il était pas dans l’axe ! Pourquoi elle tire dessus ?
Le petit a arrêter de pleurer se demandant pourquoi le femme, elle avait décidé de le torturer ?
C’est à ce moment, que je me suis précipitée, pour stopper la gentille dame, qui n’a pas eu le bon réflexe…
Quand il a mal celui-là, il s’endort.
Il m’a dit :
- J’ai mal, je veux dormir !
Et il s’est endormi illico dans mon cou…
En général, quand il dort, c’est que le corps n’aime pas beaucoup ce qu’il endure !!!
Le temps de rentrer à la maison, le bras avait triplé de volume, ce qui dans son cas, donne un truc assez extraordinaire, parce qu’il est plutôt dans la catégorie poids plume…
L’avant bras toujours dans le mauvais sens, ça c’était pas remis tout seul, un instant j’y ai cru, on ne sais jamais… On ferme les yeux et hop ! Tout va bien !
J’ai donc abandonné mes 2 aînés, pour passer aux urgences… hep ! Charmant taxi !
Dès qu’ils l’ont vu arriver, ils l’ont mis sous morphine, ce qui dans l’absolu n’était pas utile vu qu’il dormait à poing fermé !
Ils avaient un doute sur le nerf, était-il touché ou non… ???
Ils nous ont donc proposé de passer la nuit là…
Et comment que je fais pour mes 2 gosses seuls chez moi ???
C’est NON !!
Radios, re-morphine, remise en place de l’os, plâtre, re-radio pour vérifier si l’os est bien replacé, observation pour le nerf…
Cinq heures aux urgences !!! Je suis rentré à 23 heures trente, les deux grands avaient mangés et s’étaient couchés sagement, ils dormaient à poings fermés !
Le dernier a un beau plâtre qui va de l’épaule jusqu’aux doigts ! Et pas d’école !!!
J’vous invite la prochaine fois que je me projette une p’tite soirée sympa ?
09 juin 2008
Dilemme...
Je reviens d'une école pour mon second fils. Il est très malheureux dans son école.
Je voulais l'inscrire pour l'année prochaine dans un autre style d'école où il sera plus heureux...
Test, entretient...
Dilemme : ils le veulent tout de suite...
Alors si je ne le change pas et qu'on reste à Londres, il n'aura plus sa place l'année prochaine (en face de notre maison, beaucoup plus de mixité sociales et raciales).
Si je le change (il commencerait lundi) et que l'Homme nous fait déménager, c'est pour le rechanger en septembre...
L'Homme pense qu'il faut faire comme si on ne bougeait pas... Ça lui ferait du bien même pour un mois et demi, et pour le bien être d'un enfant, il faut de temps en temps ne pas être rationnel...
Le second fils veut changer tout de suite...
Moi, je me dis que 3 changements en 6 mois c'est beaucoup, et pas bon pour mon fiston... J'étais si fière d'avoir réussi à ne changer mes enfants que 3 fois d'école sur 7 déménagements avec eux !!! Je casse mes statistiques...
La directrice dit qu'étant donné qu'on est en juin, il ne perdra rien à ce qui a été acquis, puisque les examens de fin d'année sont passés, maintenant c'est de la révision jusqu'au 23 juillet....
GRRRRR... J'EN AI RAS LE BOL !!!
Vous feriez quoi vous z'aut' ???









